Les Eléphants sont arrivés assez motivés à Cabinda pour le début de la compétition. Mais les événements liés au Togo ont joué sur leur mental. Ils avaient vraiment le moral à zéro et ont songé à quitter la compétition. Il a fallu un travail de choc de la part des dirigeants et du staff technique pour remotiver les joueurs. C’est peut-être une explication à leur entrée en compétition timide (match nul 0-0 face au Burkina).
Les Etalons burkinabés nous attendaient au tournant. Comme vous le savez, les Ivoiriens les ont battu deux fois durant les éliminatoires. On peut dire que les Etalons ont réussi leur coup et que ce nul avait pour eux un goût de la victoire.
Drogba et ses potes à la recherche d’un 1er trophée. Didier Drogba et ses coéquipiers se sont donc trouvés dans une situation inconfortable avec l’obligation de décrocher un bon résultat face au Ghana. Ils ont compris qu’ils jouaient leur va-tout. L’apport des supporters venus en nombre – une centaine – du pays a également boosté leur mental. La victoire face aux Ghanéens et la qualification pour les quarts ont permis à notre équipe de reprendre confiance. Cela sera déterminant pour la suite. En effet, il ne faut pas se le cacher, l’équipe ivoirienne fait face à une pression importante. Les Eléphants représentent énormément pour le peuple ivoirien qui attend une grosse performance, voire la victoire finale.
Dans cette situation, l’objectif est de satisfaire pleinement les voeux de la population. Il est nécessaire d’assumer la notoriété de cette équipe, dont les joueurs évoluent dans les plus grands clubs européens. Et cette première génération talentueuse de joueurs issus de l’Académie Guillou n’a, jusqu’ici, jamais rien gagné.
Une CAN décisive pour “coach Vahid”. Le sélectionneur bosniaque Vahid Halilhodzic est clairement contesté depuis un moment. Il joue une carte sensible lors de cette CAN. Il possède dans son effectif des joueurs au charisme important tels que Drogba et Yaya Touré.
Ceci est à la fois un atout et un obstacle. Le constat est clair et fait l’unanimité parmi mes confrères : durant les deux premières rencontres, ces deux joueurs sont passés à côté de leur sujet. Est-ce que Vahid va continuer à faire confiance à ces garçons malgré leur méforme passagère ? Va-t-il faire avoir recours à son banc de touche ? Face au Ghana, il n’a pas hésité à remplacer Touré. C’est peut-être un début de réponse. A Vahid de jouer sa carte après la phase de poule.
Le Nouveau Réveil
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