L’actualité aujourd’hui dans la presse guinéenne, reste essentiellement dominer par cette menace du collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition, de faire descendre ses militants dans la rue si, et seulement si, le gouvernement ne répondait pas favorablement aux points évoqués dans son mémorandum. A cela s’ajoute cette polémique autour de la date des élections législatives fixée par la Commission Électorale Nationale Indépendante.
En effet, « Loup-Céni fixe la date des législatives au 29 décembre. Le collectif réagit. CENI… c’est nul ! » Rapporte en machette Le Lynx numéro 1014 du 19 septembre 2011. Le satirique précise que : « Le président de la CENI s’est dit prêt pour l’organisation du scrutin. Promis et juré. Comme à la présidentielle de 2010. Ceux qui se souviennent de la présidentielle de 2010 doivent avoir… la chair de foule.» « Gros piège ou fuite en avant ? » se demande pour sa part L’observateur numéro 560 du 19 septembre 2011. Et plus loin, l’hebdomadaire s’interroge encore : « comment peut-on penser organiser des élections un jeudi, alors que cela par nature se fait un jour non ouvrable ? Comment peut-on se débrouiller pour organiser des consultations électorales entre un 24 et un 31 décembre si réellement on veut faire les choses correctement ? » D’ailleurs, L’observateur ajoute que : « pour le leader de l’Union des Forces Républicaines (UFR), Sidya Touré, la date du 29 décembre est une date ‘’fictive’’ et ‘’virtuelle’’ destinée à ‘’amuser la galerie. »
Même son de cloche dans les colonnes du Démocrate numéro 575 du 20 septembre 2011. Le journal affirme que : « Cellou Dalein Diallo, leader de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) et ses pairs clament que le pouvoir va vite en besogne en annonçant la date des législatives, sans même donner une réponse positive à leurs revendications dont les points portent sur la ‘’restructuration de la CENI ; l’audit du fichier électoral, le choix de l’opérateur de la révision ; le rétablissement des élus locaux’’. »
En tout cas, Le Défis numéro 206 du 19 septembre lui, estime que : « le refus catégorique de l’opposition politique guinéenne d’aller aux élections législatives, sans conditions, à la date indiquée ou plutôt imposée par le versatile président de la Commission Électorale Nationale Indépendante CENI, monsieur Louncény Camara, est une décision politiquement correcte ».
Et puis, « les manifestations de rue et les grèves recommencent… » S’exclame en première page le même numéro du Défis. Selon l’hebdomadaire : « suite à une réunion d’urgence ténue dans les installations de l’UFR, le collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition désavoue la CENI et appelle ses militants à descendre dans la rue à partir du mardi 27 septembre 2011 ».
Enfin, « la Commission provisoire de réflexion sur la réconciliation nationale qui propose le 28 septembre comme journée de réconciliation et de pardon de tous les Guinéens », rappelle Le Lynx « il est temps, qu’elle implore la puissance divine avant le 28 septembre. Ce n’est pas bête » conclut le satirique.
René Ifono
Publié le 21/9/2011
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