La quasi-totalité des journaux guinéens parus cette semaine, font leur une sur deux principaux sujets : notamment, la réconciliation nationale et le retour au bercail du Président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée.
En effet, « Sèkhoutouréya : les mollahs fustigent les trouble-fête de la réconciliation nationale : Aïd-el-fichtre ! » ironise en machette Le Lynx numéro 1012 du 5 septembre 2011. Le satirique rappelle que : « le 30 août, les mollahs du pays désignés pour la prière de la fête de l’Aïd-el-fitr, ont distillé un sermon au vitriol sur toute l’étendue du territoire national. La réconciliation nationale était au centre des dégâts et les fidèles musulmans en ont entendu sur le comportement des goubernants, goubernés. Les valets, surtout ceux de la Présidence de la République, qui, par intérêt égoïste, passent le plus clair de leur temps à berner nos chefs ». Même son de cloche dans les colonnes de L’Indépendant numéro 950 du 8 septembre 2011 qui, lui, croit savoir : « des obstacles qui pourraient compliquer la réconciliation ». Selon l’hebdomadaire : «on joue sur la gamme de Machiavel qui consiste à tout faire pour conserver le pouvoir devant ceux qui font tout pour le prendre. Et la balle qu’on se dispute s’appelle CENI et le terrain et les spectateurs sont les conseillers communaux, la neutralité de l’administration, des gouverneurs et préfets. Les sujets de discorde font foule, comme on le voit » note L’indépendant avant d’ajouter qu’: «on ne pourrait les résoudre dans la précipitation. Créer des commissions budgétivores voraces ne serviront à rien sinon qu’à perdre de l’énergie ». De son coté, L’Observateur numéro 558 du 5 septembre 2011, lui, estime qu’ « il faut sauver le soldat Alpha Condé dans sa démarche ! Après avoir insulté, menacé, diabolisé et vilipendé, c’est maintenant que le Chef de l’Etat aura compris, mieux que quiconque, la nécessité de revoir sa copie de gouvernance.» L’hebdomadaire signe et persiste : « il faut sauver le soldat Alpha Condé. Celui-ci ne doit pas, à son tour, échouer dans sa volonté de réconcilier les guinéens. Agissons, pendant qu’il est encore temps ! » Prévient L’Observateur. Et puis, « En attendant les législatives : Cellou Dalein Diallo, de retour ! » s’exclame en vitrine La Lance numéro 760 du 7 septembre 2011. L’hebdomadaire du mercredi précise que : « le président de l’UFDG a regagné Conakry la veille à 15h sans tambour, ni trompette. Cellou Dalein Diallo a préféré rentrer ainsi pour éviter à ses militants les ennuis du 3 avril dernier de son retour. Le Démocrate numéro 573 du 06 septembre 2011, lui, constate que : « Dalein revient à un moment où son parti connaît une véritable traversée du désert, avec des velléités de défection en vue au sein de la direction, sur fond de soupçons de trahison. Pour toutes ces raisons», souligne Le Démocrate, « bien des gens proches de l’UFDG se disent qu’il était temps que Dalein revienne en Guinée, après une longue absence, afin de prévenir une saignée de ses militants ». Mais, pour Le Nimba numéro 013 du 05 septembre 2011 : « Cellou Dalein, l’UFDG et Bah Oury, la bataille de leadership n’aura pas lieu. » Le médium est catégorique : « incontestablement Cellou Dalein Diallo demeure aujourd’hui le patron de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), qu’on le veuille ou non. Pour l’opinion, Cellou Dalein est un modéré subissant la pression des faucons. Bah Oury le chef de file de l’aile dure du parti, serait l’incarnation de ces faucons. Ce qui du reste, lui vaut une certaine popularité chez certains militants. En tout état de cause », souligne Le Nimba, « celui-ci demeure le seul président de l’UFDG. Et il y’a fort à parier qu’une défection d’un de ses alliés, fut-il le fondateur du parti, n’influera en rien sur son électorat. Jusqu’à preuve de contraire » conclut L’hebdomadaire.
René Ifono
Publié le 12/9/2011
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