Aux oubliettes depuis belle lurette, la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) refait surface. En effet, il suffit de jeter un coup d’œil dans les colonnes des journaux guinéens, pour s’en rendre compte.
Ainsi, « Présidence de la CENI : Lounceny Camara a réussi à se maintenir» titre en machette L’Indépendant numéro 945 du jeudi 04 Aout 2011. Selon l’hebdomadaire: « pendant que le pouvoir et l’opposition ne sont toujours pas sur la même longueur d’onde, autour de certains points relatifs à l’organisation des législatives, la Commission électorale Nationale Indépendante (CENI), elle continue son petit bonhomme de chemin. Profitant de cette crise pour se réorganiser. Ainsi, » poursuit L’Indépendant, « les membres de l’institution chargée d’organiser les élections ont procédé à l’élection d’un nouveau président. Il s’agit de Lounceny Camara, qui succéder à la tête de la CENI au général Malien, Siaka Sangaré ».
Mais, « Election de Lounceny Camara à la CENI , l’opposition conteste et met en garde » rapporte en première page Le Démocrate numéro 569 du 09 Aout 2011. Le journal constate que : « sitôt élu, Lounceny Camara devient de nouveau la cible à abattre de l’opposition guinéenne. Qui se fait d’ores et déjà voix pour le récuser. Il est vu de mauvais œil par celle-ci pour présider l’institution chargée d’organiser les élections en Guinée. Au niveau du collectif des 20 partis politiques, on estime qu’il s’agit d’un simulacre d’élection, qui est nul et de nul effet. Par contre », ajoute Le Démocrate, « certains observateurs avertis pensent que l’opposition réclame une chose et son contraire. En voulant de l’indépendance de la CENI et en s’opposant en même temps à l’élection de son président. Qu’à cela ne tienne, tout porte à croire que nous tendons vers une autre crise qui risque de retarder davantage la tenue des législatives. L’histoire se répétera-t-elle donc en Guinée ? » S’interroge Le Démocrate.
Et puis, La Lance numéro 756 du 10 Aout 2011, elle croit savoir : « les prédateurs de l’économie guinéenne ». L’hebdomadaire du mercredi affirme qu’ : « il y’a deux types de prédateur. Le premier est un animal malfaisant qui travaille dans l’ombre comme un rat difficile à capturer qui continue à grignoter notre économie. Le second est celui qui puise directement dans la caisse de l’Etat. Il confond sa poche avec celle de l’Etat parce qu’il a le pouvoir, de décaissement, il en use et en abuse. Lui, il est plus facile à détecter et à mettre hors d’état de nuire. Ces inconscients qui peuplent notre administration sont nombreux. Il faut créer l’audit et la contre-expertise après chaque réception de grands projets pour déceler les malversations » estime La Lance avant de conclure que : « le peuple ne dort plus. Il est malade de l’insomnie. Il a les yeux grands ouverts nuit et jour pour mieux voir ce qui se passe autour de lui. Il a faim, il a soif, il veut que tout cela change. A chaque dérapage il ouvrira sa gueule pour dire halte et dénoncer ce qui ne va pas. C’est le prix de la survie ».
René Ifono cherieFM
Publié le 11/8/2011
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