« …La cour arrête que lorsque les conditions seront réunies, le premier président de la cour d’appel désignera un président pour le règlement définitif de cette affaire… » C’est ce qu’il faut retenir de l’épisode de lundi, du procès des 5 chinois et des trois guinéens accusés de contrefaçon de produits pharmaceutiques avant d’être suspendu pour manque de pièces de conviction.
Démarré à 12 heures à la cour d’appel de Conakry en présence du président ladite cour, Doura Chérif, des avocats de la défense, du ministère public et de des deux anciens ministres de la santé d’à l’époque, Pr. Amara Cissé et Maïmouna Sangaré, le procès a été suspendu une heure plus tard. Une décision prise par Doura chérif qui s’exprimait en ces termes : « nous nous abstenons de juger et renvoyons le ministère public à mieux se pourvoir. Nous ne serons pas associés à une parodie de justice. »
En effet, voici le constat de la cour après évocation. La cellule constituée de 14 machines dite de fabrication de produits pharmaceutiques, une voiture de marque volswagen, des bijoux en or et un carton de téléphones portables n’ont pas été mis à la disposition de la cour. Du coup, elle s’abstient de juger les causes renvoyant ainsi le ministère public à mieux se pourvoir tout en appliquant des dispositions des articles 450 et 451 du code de procédure", selon les témoins.
Il faut noter qu’il y a eu beaucoup de disputes entre les avocats de la défense et le ministère public durant ce procès, notamment au tour du qualificatif attribué au dossier avant que la cour retient « accusés de contrefaçon » au lieu de « accusés d’escroquerie » comme ce fut le cas lors du premier jugement à Dixinn.
|