C’est pour la deuxième fois consécutive depuis son retour au bercail que le président du RPG rencontre ses militants au siège du dit parti. Hier c’était dimanche, le tour des jeunes du parti de conférer avec leur leader.
Le Pr Alpha Condé les a exhorté à démarrer la campagne électorale dès maintenant sur toute l’étendue du territoire national. Et pour mener à bien cette tache, le président du RPG rassure les jeunes que des moyens nécessaires seront mis à leur disposition. « On n’a pas volé mais vous aurez les moyens pour faire la campagne. Vous aurez des voitures, des motos et des vélos à votre disposition », promet le pr. Alpha Condé à ses jeunes militants.
Poursuivant ses propos, le président du parti regrette le fait qu’il y ait moins de femmes présentes. Il exhorte les femmes présentes dans la salle à faire appel à leurs sœurs et amies de les rejoindre, car selon lui, quand les femmes veulent d’un leader, personne ne pourra les contredire.
L’homme politique rappelle toujours les violences dont il a été victime pendant ses années de lutte, surtout au temps du régime Conté. « Je n’ai pas voulu l’affrontement en ce moment là, pas par peur mais pour plusieurs raisons car j’avais la moitié de l’armée à mes côtés », confie t-il. Il faisait ainsi allusion à la présidentielle de 1993.
En parlant du Capitaine Dadis, le pr. Alpha Condé dira qu’il n’est pas contre la personne de Dadis Camara mais qu’il est opposé à tout régime militaire. « Je n’ai pas voulu être le premier ministre de Conté, ce n’est pas au temps de Dadis que je le serai », déclare le président du RPG.
En essayant de persuader ses jeunes militants, l’opposant guinéen dit ceci : « Je suis le seul leader qui a plus de relations dans le monde, et je suis le seul qui puisse envoyer les bailleurs de fond en Guinée. Je suis le mieux placé pour connaître les problèmes des jeunes car j’étais dans plusieurs regroupements de jeunesse », insiste Alpha Condé.
Le pr. Alpha a brossé sommairement son programme qui implique entre autres, la santé pour tous et l’éducation pour tous. Il termine par dire qu’il faut que les guinéens apprennent à prendre le café ensemble après discutions de partis opposés.. « Nous sommes des adversaires et non des ennemis », conclut-il.
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