Le conseil national de transition a adopté lundi 17 septembre, une loi portant sur la parité de la ceni (10 membres de l’opposition, 10 de la mouvance, 3 de la société civile et 2 du ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation).
C’était là l’un des points de revendication de l’opposition. Mais à peine cette loi adoptée, le collectif et l’ADP martèlent qu’ils ne sont pas prêts a aller aux législatives avec l’operateur de saisie Waymark.
Pour le porte parole de l’opposition, l’adoption de cette loi est une avancée significative. « Nous avons mené un combat dur, y a eu beaucoup de morts, de blessés, de personnes emprisonnées, avant qu’on y arrive à cette recomposition paritaire de la ceni, à laquelle on aurait pu parvenir très rapidement si on avait accepté un dialogue avec l’opposition ». Mais au delà de cette question, a ajouté Aboubacar Sylla « il y a une autre fondamentale qui demeure. C’est le choix de l’operateur technique qui doit procéder à la mise à jour du fichier électoral. Le choix de waymark a été fait de façon totalement opaque et illégale. Ensuite Waymark a fait l’objet de contestation du point de vue de son efficacité, de sa fiabilité, de sa neutralité et de son expérience par la classe politique. Aujourd’hui, on se retrouve avec une société qui a un équipement, un système, des procédés qui sont paramétrés pour un nouveau recensement au lieu d’une mise à jour d’un fichier déjà existant». Du coté du gouvernement, cette revendication n’a pas sa raison d’être dans la mesure où la ceni n’a pas commencé à fonctionner. « Je ne sais pour quelle raison, avant même que la ceni ne commence à fonctionner, on parle encore de l’operateur Waymark. Je ne pense pas que l’opposition ait interet à ce que nous perdions davantage encore de temps. Nos populations souffrent, le plus important pour nous, c’est cette confiance qui est desormais à l’ordre du jour. Chacun de nous a accepté toutes les règles de jeu. Aujourd’hui la vie politique, est apaisée, nous avons à nous occuper des problèmes internes à la CENI avant que cette CENI ne voit le jour.C’est un peu étonnant qu’on baptise un enfant qui n’est pas né », a réagi le ministre de l’information et de la communication Dirus Diale Doré, porte parole du gouvernement.
En tout cas le choix de l’operateur de saisie constitue pour le moment la pomme de discorde entre pouvoir et opposition.
Les deux blocs politiques ont en effet appelé leurs militants et sympathisants à sortir ce jeudi 20 septembre pour s’opposer à un recensement électoral effectué par la dite société.
Selon Dr Faya Millimono membre du collectif et de l’ADP, la Guinée est aujourd’hui en crise politique, économique, sociale et institutionnelle. « Alors nous marchons parce que la question de la CENI reste encore entière au niveau de sa recomposition, au niveau du fichier électoral. N’oubliez pas que Waymark qui a été amené illégalement et il se trouve encore dans nos murs. Nous marchons donc pour son départ ».
Selon les organisateurs, la marche aura lieu sur l’autoroute Fidel Castro, Matoto-Madina, esplanade du stade du 28 septembre.
Nassiou Sow
Publié le 19/9/2012
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