L’aile dure de l’opposition entend occuper les rues jusqu’à la satisfaction de ses revendications. Elle entendait projeter une série de manifestations à Conakry, mais à l’occasion du lancement, le 7 juin dernier, des examens de fin d’année, l’opposition a jugé sage de revoir son agenda de manifs. A cet effet, le week-end dernier, Cellou Dalein Diallo et ses alliés ont publié une déclaration demandant une trêve jusqu’à la fin desdits examens, pour permettre aux candidats de passer leurs examens dans la sérénité.
Mais aussitôt, les examens finis, les manifs reprennent le 28 juin prochain à Conakry. D’ici à cette date, l’opposition espère une avancée significative dans la recherche d’un cadre de dialogue qu’elle dit cette fois sincère et franc. Dans l’hypothèse que les démarches de rapprochement se révèlent infructueuses-ce qui n’est pas souhaitable-c’est un nouveau bras de fer en perspective entre le pouvoir et l’opposition dure. Surtout si celle-ci met à exécution, sa menace de manifester le 28 juin.
C'est su, l’opposition a déjà récusé la mesure d’interdiction de marches dites pacifiques prise par le ministre en charge de l’administration du territoire et de la décentralisation. Ladite mesure est sans appel : pas de manifestations de rue, les marches notamment sans l’autorisation préalable des autorités compétentes.
L’opposition qui trouve cette mesure non-conforme aux dispositions de la constitution, qui consacre meetings ; cortèges ; marches… entend braver tout, pour faire valoir ses droits. Du coté du pouvoir, Alhassane Condé voudra vaille que vaille faire respecter sa décision… Et c’est justement là que les risques sont grands…
Publié le 12/6/2012
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