Tout a commencé vendredi matin quand les étudiants de la faculté de Mèdecine ont commencé à manifester contre une décision du décanat, voulant prolonger de deux ans leur cursus universitaire. Deux ans qui seront consacrés à un travail dit " synthèse clinique". Ce que les étudiants n'approuvent guère.
Vers 10 heures donc, un mouvement a commencé dans l’enceinte de ladite université. L’arrivée des agents de la CMIS a visiblement inquiété un moment. Ils sont sortis par la porte qui donne sur la Fondis. Là, le groupe s’agrandit peu à peu, les manifestants rassurés par l’attitude de la police qui n’a pas maté la manifestation.
Un instant après, à peu près 200 personnes se dirigent vers la ville, habillés de leur blouse, en scandant à « à bas la synthèse clinique, à bas Cissé ou encore à bas Momo Dermato ».
Sans savoir s’ils vont à leur ministère de tutelle ou à la primature, ils se sont dirigés vers la ville, pancartes en main. Suivis des policiers qui les dépassent pour aller les bloquer au niveau du carrefour Camayenne. Là, le chef de la police appelle pour recevoir des instructions ou pour demander du renfort.
Ce qui est sûr, c’est que juste après, trois véhicules pleins d’agents de l’escadron de la gendarmerie arrivent. Un responsable des forces de l’ordre fait savoir aux manifestants qu’il ne va pas les laisser continuer. Difficilement, les forces de sécurité réussissent à convaincre les étudiants de se retourner.
Face au nombre impressionnant des forces de sécurité donc, les étudiants rebroussent chemin et s’accordent d’aller chez le Premier ministre.
Le PM arrive...
Arrivée à la rentrée du domicile de Jean Marie, ils trouvent des militaires dont deux bérets rouges debout côte à côte, avec des kalachnikov en main. Là encore, les étudiants se voient obligés de partir. Ce qu’ils ont fait après une longue discussion provocant l’énervement des agents de sécurité qui se voyaient toujours rappelés par leur chef qu’ils ne doivent pas mater.
Tout le monde est parti de là, direction la faculté de Médecine. Une fille refusant d’obtempérer se laisse tomber avant de se faire embarquée par deux agents à bord d’un véhicule d’où elle pleurait et criait à se casser la gorge.
Devant la faculté de médecine, une ènième et interminable discussion s’engage entre force de l’ordre et étudiants. Et au moment où les étudiants acceptaient de rentrer au campus après avoir eu des garanties qu’ils ne seront pas matés une fois à l’intérieur, le PM arrive.
Tous les étudiants entrent dans la cour de leur faculté avant de recevoir Jean Marie Doré avec des applaudissements très nourris et des slogans du genre « vive le premier ministre » « à bas la synthèse clinique, à bas Cissé ou encore à bas Momo Dermato ».
Le calme revenu, Jean Marie prend la parole avec un discours allant dans le sens de l’apaisement. Discours dans lequel il dit aux étudiants que l’éducation est l’une de ses priorités, encore plus les étudiants en médecine, non seulement parce qu’ils relèvent du domaine en question, mais parce qu’ils sont spécialistes de la santé.
Après avoir réussi à calmer les étudiants, le PM leur suggère d’envoyer une délégation le rencontrer ce samedi à 11 heures à son bureau. C’est sur cette note qu’il est parti juste avant qu’étudiants et forces de l’ordre se dispersent dans le calme.
Nous y reviendrons.
Thierno Souleymane
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