Un jeune homme a été tué hier dans le quartier Hamdallaye II dans la commune de Ratoma. Thierno Ibrahima Diallo c’est sont nom, est mort suite à une blessure survenue lors d’une confrontation entre deux groupes de jeunes du même secteur.
Selon les témoins, tout a commencé quand des jeunes du secteur 3 se sont attaqués à leurs voisins du secteur 2 en fin de soirée ce mercredi.
Immédiatement, ceux du secteurs 2 ont réagit. Dans la violente confrontation, il y a eu échange de jets de pierres et utilisation d’ objets tranchants. C’était la panique totale. C'est dans cette situation qu’on ne peut plus confuse, que Thierno Ibrahima a été gravement blessé.
Sa famille l’a évacué à l’hôpital de Donka où il a succombé à ses blessures vers 3 heures du matin, a expliqué son oncle.
Par ailleurs il faut signaler que les populations riveraines ont passé une nuit de calvaire. L’escadron de Hamdallaye une fois alertée, s’est rendu sur les lieux.
Ce qui n’a visiblement pas arrangé les choses. Au contraire, c'est une véritable bataille entre le jeunes du quartier et l’unité d’intervention dépêchée sur place.
Vingt deux millions de francs volés
Et quand les jeunes ont pris la fuite après avoir affronté les forces de l’ordre pendant un bon moment, ce fut alors la chasse à l’homme au cours de laquelle il y a plus d’une dizaine d’arrestations, selon le sécrétaitre chargé de la jeunesse du quartier.
Sur cette lancée, des concessions ont été nuitamment persécutées, des responsables de familles arrêtés en lieu et place de leurs enfants soupçonnés d’être impliqués dans le meurtre. C’est le cas de « vieux devise ». Sa porte a été littéralement cassée vers 2 heures du matin par des gendarmes à la recherche du fils dudit vieux.
Le domicile d’un cambiste a été également cambriolé par des gendarmes qui ont emporté vingt et deux millions de nos francs, 5 téléphones portables et trois postes téléviseurs selon ses voisins.
A la gendarmerie de Hamdallaye où on s’est rendu pour avoir des explications sur les accusations dont l’escadron fait l’objet, on nous répond sèchement en ces termes : « on ne parle pas aux journalistes ».
Quant aux responsables du quartier, ils nous font savoir qu’ils ont été tardivement informés du la situation. De ce fait, c’est seulement au matin du jeudi ont pu se rendre à la gendarmerie et à la commune pour s’informer davantage sur la situation en vue de prendre les mesures nécessaires.
Mais à leur arrivée chez les parents de du défunt, la tension était palpable. Il a faillit y avoir d’accrochage entre les amis de la victime et le secrétaire administratif du quartier. A ce dernier, les enfants lui reprochent d’avoir libéré des personnes en détention à la gendarmerie. Ce qu’il nie en bloc avant d’être obligé de quitter les lieux.
Un étudiant habitant du quartier explique que la confrontation d’hier n’était pas spontanée. Il nous confie qu’il y a un mois, il y a eu une bagarre entre les deux groupes en question sur la chaussée qui sert de terrain de jeu aux jeunes du quartier.
C’était au tour des petits bois appelés guichets dans le jargon populaire. Un jeune du secteur III a été blessé à cette occasion. Pour calmer la situation une médiation a même été menée entre amis. Mais visiblement, c’était sans compter sur la rancune du blessé et de ses amis.
En tout cas, la violence dans ce quartier et désormais quotidienne.
Thierne Souleymane
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